Le Blog du KLUB

Le Klub l’agence qui déménage !

Après 6 années passées au Parc Athena de Saint Contest, le KLUB déménage à CAEN. Retrouvez-nous dès le 5 septembre après-midi, au 44 boulevard Dunois 14000 CAEN (Face au centre E.Leclerc HASTINGS, proche commissariat de Police

ARTICLE PARU DANS STRATÉGIE N°1591 / 27 MAI 2010

lundi 31 mai 2010

Hé les markéteux ! Bienvenus dans l’ère de la décroissance !

Ca y est ! La convergence des crises : financière, économique, environnementale, institutionnelles et religieuses, du temps réel, de notre besoin pulsionnel d’ubiquité... et de notre frénésie à vouloir croire en la croissance... nous réveille en plein rêve : l’ère du consumérisme se meurt. Allons ! professionnels de la com’, indis-pen-sables acteurs de la croissance, réfléchissons et adaptons-nous à la société du réel, celle du consommateur responsable, rentré en dissidence du consumérisme.

Quand le conso rentre en dissidence avec le consu

Les actes de rébellion ne manquent pas ! Pour preuve, ces actes isolés, qui sont autant de signes à prendre en compte. Prenons le plus lambda des consommateurs. Celui-ci va cumuler nombre de comportements dissidents. Mais laissons-lui la parole, elle est édifiante.

Quête absolue de singularité

« Ma pizzeria préférée décide des travaux d’envergure... et ferme pendant trois semaines ! Mais, on ne se passer de pizza ! Je pars donc en quête d’une nouvelle pizzeria sachant me mettre en appétit. La chose est vite résolue. Je découvre une nouvelle enseigne qui pose devant moi une pizza extraordinaire, authentique... C’est dit, je troque de toque. Elle sera ma nouvelle pizzeria. Moralité : à vouloir changer, ma pizzeria favorite a perdu définitivement ma clientèle.

Par ailleurs, j’ai pris l’habitude de faire mes courses chez Carrefour. Je m’y repère bien, retrouve mes marques préférées. Mais dernièrement, ma marque de chocolat a disparue des rayons. « Ah oui, elle est déréférencée » m’explique rayonnant le chef de rayon. De rage, j’abandonne Carrefour pour son principal concurrent et retrouve ma tablette... encore moins chère !

Ce n’est pas tout ! Client depuis des années d’une banque (qui a fait scandale en 2009), je me vois pris au filet de son programme de fidélisation (le mot peut faire rire) qui me propose toute une gamme de cadeaux les plus mirobolants. Finalement, je me résous à mener une sélection et reçois une semaine plus tard mes récompenses... Beurk ! Ils se moquent de moi ! Je change de banque.

Par ailleurs, je m’adonne depuis des années aux vols en magasin... mais avec une morale : uniquement en hyper ! Et depuis peu, je participe aux commandos « freegans » parisiens, pire, j’envisage les actions « food not bombs » pour vivre mon an 01 à moi. »

De la résistance au changement, à l’avènement de la décroissance ?

Cette résistance au changement est normale ! Elle a toujours existé. Cependant, jamais dans l’histoire de l’humanité, une société n’aura subi autant de changements en un temps aussi court : 200 ans tout au plus, avec une accélération fulgurante ces 50 dernières années.

Réfléchissons. D’un coté, Platon affirme : « Il n’y a rien de plus périlleux que le changement, dans toutes espèces, de saisons, dans les vents, dans le régime du corps et dans les moeurs de l’âme ». D’un autre coté, Karl Popper analyse Héraclite qui déclare : « Toute chose s’écoule. Rien n’est au repos. Et toute chose se dirige vers son contraire ».

Cette lutte individuelle que mène le consommateur est une quête absolue de singularité face à la masse, preuve des limites de la CRM, qui ne parvient pas à établir une relation durable avec sa cible. Cette nouvelle génération de consommateurs, marque l’avènement d’un nouvelle ère.. la décroissance.

Cette mouvance s’est épanouie par l’exhortation à assouvir toutes nos pulsions et par la stimulation à consommer toujours plus, menées par les programmes télévisés depuis dix ans. Relisons Bernard Stiegler dans « La télécratie contre la démocratie » pour nous en convaincre : à stimuler les pulsions plutôt que les désirs, la télécratie a réveillé les instincts primates des téléspectateurs les mutant en « thémroc ». Puis relisons Platon : « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus, au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »

Le marketing doit faire sa révolution

Comment le marketing saura-t-il intégrer la décroissance ? Il est temps que le marketing fasse sa révolution ! En a-t-il les moyens ? Même s’il a amorcé, il y a quelques temps, une première démarche tendant à « consommer moins, consommer mieux », cela reste bien timide. L’éthique n’était pour lui qu’une mode fugace ! Il n’était pas question de sauver la planète plus que de raison ! Et comment l’ensemble des marques vont-elles intégrer cette nouvelle donne du comportement « themroc » ? Le marketing serait-il lui aussi victime de la résistance au changement ?

Nous sommes devant un effet de dominos. La com’, conséquence du marketing, conséquence d’un système qui tend au « toujours plus »... Sauf mener une révolution culturelle mondiale, dans tous les domaines de la société : économique, sociale et environnementale, nous ne pourrons sortir de ce cercle vicieux.

Et si le marketing commençait la révolution en s’auto-disciplinant ? Il pourrait par exemple inscrire dans ses recommandations la mention : « Pour votre santé, évitez de grignoter, entre les repas, le cerveau des consommateurs »

Finalement, il s’agit là d’une question d’éthique. A ce propos, nous aurions découvert récemment que l’éthique n’était pas le fruit d’une relation sociale chez l’homme, mais était inscrite... dans ses gènes. Zen !

Alain Delpeut www.klubgraphik.fr

Les propos du cyber marketer

jeudi 4 mars 2010

La crise de parole des PME !

Quand c’est la crise, tout le monde déprime. Et pourtant ! Chacun sait que c’est justement quand tout déprime qu’il faut s’exprimer ! Si les grandes marques savent communiquer en temps de crise, c’est qu’elles ont su s’entourer de créatifs hyper branchouilles qui leur ont sorti LE concept qui tue... et qu’elles ont investi bonbon dans l’achat d’espace.

Mais "comment réussir quand on est petit, bon et franchouillard ?" (sic) C’est un constat : les petites et moyennes entreprises se retrouvent quasi aphones face à la crise.

C’est la crise de parole des PME. Tout laisse à penser que nous assistons en direct à la mort de ce qui (depuis que l’homme a définitivement choisi d’avancer debout) fait avancer les idées et progresser l’espèce : le concept.

Pourquoi les PME devraient-elles se priver de concept ?

En ont-elle les moyens ? En ont-elles seulement conscience ? Aujourd’hui, grâce au web, la "PME qui n’en veut", peut toucher un grand nombre de prospects... et cela à travers le monde entier. Encore faut-il que sa marque se démarque ! Or, regardons bien ce que nous propose la toile : rien n’est plus affligeant que la standardisation des sites de PME, pour peut que celles-ci officient dans le bâtiment ou le textile... les mêmes templates ! Tout devient mee too web. Depuis l’avènement du web, ce qui devait devenir un formidable développeur d’idées, pour les PME de la France profonde, se mue en un langage stérile digne du moyen-âge : la mode du blog. Le nombrilisme universel prend le pas sur le territoire de marque, espace de prédilection pour féconder le concept de la marque.

Mais au fait ! C’est quoi un concept ?

Que dit notre cher bon vieux Robert national (Dictionnaire Culturel en langue française) ? Voyons, voyons… C… Con… Concept : nom masculin (1404 ; emprunté au latin conceptus, "action de recevoir", en latin chrétien "conception, pensée", de conciperer = concevoir) : Acte de penser aboutissant à une représentation générale et abstraite. Bon d’accord. Ce n’est pas tout à fait l’acception que le marketing semble avoir retenue. On serait bien tenté de définir le concept comme étant... disons une idée forte se déclinant en une saga d’idées, non ? Ainsi, pourrions nous dire que le concept s’applique au produit, au service et à la communication :

1) Le concept produit (ex. : le monospace) crée un nouveau marché qui se décline en une saga de produits (Espace, twingo, Kangoo, Scenic...).

2) Le concept service (ex. : le tarif low cost) ouvre un nouveau marché, qui se décline en une série de nouveaux services (EasyJet, EasyCar, EasyHotel)

3) Et le concept de communication, alors ? Lui ? Il délivre un message original qui se décline en une série de messages (voir le nouveau site de Peugeot : motion et émotion)

Le concept de communication, l’avenir des PME ?

Oui, le concept est l’avenir de la PME, un avenir indispensable, qui doit se retrouver à chaque niveaux d’expression d’un site web : dans le produit ou service proposé, dans le nom de domaine, dans la hot line, dans l’univers graphique (animation, vidéo…) voire même dans la tonalité rédactionnelle de la marque !

Oui, le concept est indispensable sur un site web : 1) Parce qu’il suscite l’intérêt par son nom de domaine, sa promesse produit (ou service), ou par son environnement graphique.

2) Parce que cet intérêt provoque du référencement. Un grand nombre d’internautes vont visiter le site, suscitant un référencement automatique dans les moteurs de recherche.

3) Ce référencement crée du buzz. Un nombre croissant d’internautes envoient à d’autres internautes l’adresse du site, et véhiculent ainsi le concept.

4) Et le buzz crée du business. Parce que tout site (vitrine, information ou marchand) suscitant un grand nombre de visites, génère du business (business direct, espaces pub…).

J’en appelle à la conscience de marque des PME ! PME, c’est la crise ! Réveillez vos marques ! De grâce, définissez-vous d’un territoire de communication dans vos sites, osez y introduire un concept de com’ suffisamment original pour qu’il est de l’impact... et le monde sera à vos pieds.

Ergonomie

lundi 9 novembre 2009

La règle des trois clics

L’ergonomie, c’est faire en sorte que l’utilisateur se sente bien sur votre site internet.

Et des menus qui se déplient sans qu’on l’ait voulu, et des "cliquez ici" moches ou invisibles, et des boutons dont on ne connait pas l’utilité, et des pictogrammes incompréhensibles, et des liens mort... et tout ce temps perdu à littéralement chercher comment trouver l’information ! Rassurez-vous, nous sommes là. Sur votre site, l’information sera accessible en moins de trois clics... et généralement sans avoir à scroller (descendre) jusqu’en bas de page !

Nous utilisons également diverses théories issues de la psychologie pour concevoir nos sites :
- les lois de Gesalt ("Le tout est différent de la somme des parties") : proximité, similarité (taille, forme, couleur), continuité visuelle, distinction de la figure et du fond, principe de fermeture...
- la loi de Fitts ("Le temps qu’un utilisateur met à atteindre une zone cible est proportionnel à la distance à laquelle se trouve cette zone et à sa taille").
- la loi de Hick, qui consiste en gros à ne pas dépasser sept (avec un écart de plus ou moins deux) "zones" par pages.
- le concept d’affordance, c’est à dire le respect des habitudes et des conventions de navigation propres au web.

De plus, nous nous attachons à respecter les standards du web (pour que chaque navigateur, même s’il s’agit de Internet Explorer, affiche correctement votre site), et les principe d’accessibilité (optimisant par exemple la hiérarchie des données, pour faciliter la navigation des personnes mal-voyantes).

En faisant de l’ergonomie le principe phare dans la conception de votre site internet, nous en assurons le confort, la simplicité et la satisfaction de ses internautes.

UNE PREMIÈRE EN FRANCE ?

mardi 27 octobre 2009

EXPO "BON PIED MAL OEIL"

LE KLUB est heureux de vous inviter au vernissage de l’exposition

BON PIED MAL OEIL

du photographe mal-voyant RAPHAËL MAZÉ le 30 octobre 2009 de 18 à 22h dans les locaux de l’agence 8 rue Ferdinand Buisson.14280 St-Contest L’exposition se déroulera jusqu’au 30 novembre du lundi au vendredi de 14h30 à 19h.

Mais qui est RAPHAËL MAZÉ ?

Peut-on dire mal-voyant quand on n’a que 1/20 de vision globale ? Déficient visuel depuis 1990 mais photographe depuis 2006, c’est à l’occasion de la naissance de ses jumeaux que son initiation photographique a débuté avec un simple APN compact automatique. Mais très vite il se trouve devant la problématique du tout automatique : un APN ne réfléchit pas sur le sujet ni à son exposition de lumière.

Après une longue période de doute, sa passion surmonte son handicap. Il acquiert un APN de type Bridge, partant à la découverte de territoires inconnus, aux règles strictes et sans appel. Saura-t-il exploiter toutes les possibilités des réglages semi-automatiques ?

La réponse ne se fait pas attendre. Très vite reconnu par ses pairs comme un vrai professionnel, il poursuit l’aventure, avec un APN REFLEX. Son exigence a trouvé son maître.

Aujourd’hui, il présente pour la première fois au public sa production. Un mal voyant expose. C’est une première en France. Une invitation au voyage, une critique onirique de notre époque. Est-ce l’emprise des instincts naturels sur la technologie... ou l’intrusion de celle-ci dans le mystère du vivant ?

C’est une belle leçon de vie à laquelle nous convie Raphaël. En effet, pourquoi nous lançons-nous sans cesse des défis, justement dans les domaines qui nous sont les plus inaccessibles ? Et pourquoi en devenons-nous les experts les plus avisés ? Raphaël nous apporte-là sa réponse.

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